Sartène, ville du Catinacciu depuis sa fondation au XVe siècle, berce ce moment fort de la Semaine Sainte. Connu dans le monde entier, le nom du Catinacciu, « l’homme enchainé », vient de catena, qui signifie chaîne en latin et en corse. Le pénitent effectue un chemin de croix de 2 km qui symbolise la montée du Christ au calvaire à travers la ville. Il est vêtu d’une aube et d’une cagoule rouges, porte une croix de 33 kg et des chaînes aux pieds de 14 kg. Seul le curé de la paroisse connait son identité. Il est aidé dans son calvaire par le pénitent blanc qui symbolise Simon de Cyrène.
Les chants sont composés par Jean-Paul Poletti et Jean-Louis Blaineau. Les auteurs sont Ceccè Lanfranchi, Ceccè Ferrara, Stéphane Paganelli. Les textes écrits en Sartenais font écho à la Passion du Christ et au Catinacciu. Ce projet tenait à cœur depuis longtemps au « Chœur de Sartène » qui tente ainsi modestement de perpétuer les mystères et traditions de Sartène, car le groupe est ancré à Sartène et Sartène est ancré en lui.
U catinacciu di Sarté (2020)
par Le Chœur de Sartène